J'abdique. Bonjour.

J'abdique. Bonjour.

# Posté le lundi 05 octobre 2009 14:36

Modifié le lundi 05 octobre 2009 14:46

Ce texte n'est pas de moi, je ne fais que l'héberger.

J'aimerais réussir un jour à t'avouer tout ce que j'ai sur le c½ur... J'aimerais que tu entendes, ce que mes yeux te crient depuis ces dernières semaines, ces derniers mois. J'aimerais que tu me prennes dans tes bras et que tu me murmures à l'oreille que tu m'aimes. J'aimerais que pour une fois, je ne finisse pas dans ton lit. J'aimerais, je rêverais que tu me dises que tu m'aimes et que tu ne crains pas le temps avec moi.
Le problème, c'est moi, je crois. Car le temps, je le crains. Plus que tout. Au plus au point. Ma vie aux côtés d'une personne représente pour moi un piège, une prison, un étau, se resserrant au fil des jours, des semaines, des années. Promettre une vie de fidélité m'est impossible. Pardonne moi, mais je tiens beaucoup trop à ma liberté.
Mon amour, permet moi de t'appeler ainsi. Je t'aime, mais je ne pourrais jamais m'engager à tes côtés.
Je parle, je parle. Mais tu ne m'aimes pas. J'élucubre, je rumine, me contredit, je pleure, rêve, puis oublie, honteuse.
Mon amour, j'aime être dans tes bras, quand tu entres en moi. Je ne veux pas finir avec toi. Je ne veux pas, mon amour, comprend moi. Oui tu comprendras, tu es comme moi.
Ne m'aime jamais. Crois-tu que je t'aime ? Ai-je une tête à t'aimer ? Regarde moi, regarde mes yeux. Non. Je ne t'aime pas. Je n'ai pas le choix, j'ai promis."

Personne.
Ce texte n'est pas de moi, je ne fais que l'héberger.

# Posté le samedi 08 août 2009 12:59

Modifié le jeudi 13 août 2009 07:21

J'ai été manutentionnaire, vendeur de valises et même caissier. Pourtant être livreur d'amour est le pire travail que je n'ai jamais fait. Ils m'ont appelé lorsque j'ai compris que c'était fini. Qu'il ne fallait plus que j'y touche afin de ne pas gâcher ma vie. Que le mariage est une belle chose qui se transforme en divorce, qu'après deux ans on ne dit plus je t'aime comme au début mais qu'on se force. Je suis livreur d'amour de nuit comme de jour. Ma camionnette parcoure la ville ainsi que ses alentours. Jetant un oeil dans mon rétroviseur j'en aperçoit parfois. Se tenant la main tendrement, d'autres s'enlaçant ou se fixant comme si ils pouvaient stopper le temps. Mon job ne m'empêche pas de les envier de vivre ces moments. Et si certains ont des doutes sur l'existence de ce que j'apporte. Personne n'a jamais encore refusé de m'ouvrir sa porte. Je leur tends et avidement leurs mains agrippent les petites bouteilles. Seulement quelques gorgées pour que leurs vies ne soient plus pareilles. Je suis livreur d'amour de nuit comme de jour Ma camionnette parcourt la ville ainsi que ses alentours Je m'arrête à leurs portes et leurs vies prend un sens Jusqu'à ce jour où je ne passe plus et qu'il ne reste que la souffrance Je suis livreur d'amour de nuit comme de jour Ma camionnette parcoure la ville ainsi que ses alentours Lorsqu'ils me voient passer, tous les gens me sourient Car personne ne se rend compte que je viens gâcher leur vie. C'est souvent pendant leur jeunesse qu'ils ont leur première livraison. Pour que le reste de leur vie ils tentent de retrouver cette sensation. Cette joie d'être livré comme celui ou celle que l'on désire, et savoir qu'il n'y a plus qu'à s'embrasser, après avoir vérifié que sur les bouteilles les deux mêmes noms sont biens inscrits et qu'ils concordent et soudain comme par magie deux êtres humains s'accordent. J'ai remarqué que les gens parlent tous de leur premier amour au passé. Parce qu'il y a toujours ce jour où je ne viens plus les livrer. Mais trop rarement les deux en même temps donc inévitablement. C'est la descente aux enfers pour celui dont les effets persistent. Moi je n'y peux rien si le nom de ton amant n'est plus sur ma liste. Je n'aime pas mon métier : il consiste à rendre les gens tristes Mais ce n'est pas la peine qu'ils essayent de faire un procès à ma compagnie Ils n'avaient qu'à lire l'étiquette collée sur la bouteille, tout est inscrit : « Effets secondaires : Risque d'accoutumance, rejet de la réalité, souffrance , état dépressif, risques d'insomnie, crises de démence » J'ai l'impression qu'ils pensent tous que c'est gratuit, ils n'ont rien compris ! Sous l'effet des bouteilles ils sont tous poussés à la consommation. Ils en viennent vite à prendre des crédits pour s'acheter des maisons. Lorsqu'ils se mettent à faire des enfants mes patrons sont contents. Des premières couches aux études ils en prennent au moins pour 20 ans. Quand l'amour meurt, les mecs se noient dans l'alcool les filles se vengent sur les gâteaux. Mes patrons vous remercient, leurs chiffres d'affaires est au plus haut. Même ceux que je ne livrent pas se ruinent en vetements et en parfums. Espérant secrètement que cela pourra peut-être changer quelque chose. Pourtant je n'ai toujours pas reçu de bouteilles pour elle et toi. Allez c'est bien continue de lui envoyer des roses. Mauvaise nouvelle : il n'y aura pas d'amour dans la ville aujourd'hui. Ma camionette a explosé, le chargement est détruit. Mais ils ne me vireront pas de peur que je dise dans les journaux. « Que cet amour que tout le monde veut ce n'est que du sucre avec de l'eau » Mais l'amour, cela n'existe pas!

# Posté le jeudi 23 juillet 2009 07:09

J'allais devant le donjon des vierges et je déclarais mon amour devant 100 nanas. Je suis Matt ! J'expliquais tout ce que j'avais fait pour ma destinée karmique. Mon discours devait être ma chapelle Sixtine, ma 9 ème symphonie, mon Citizen Kane. Mes mots devaient être plus motivants que ceux de Martin Luther King dans son discours « J'ai fait un rêve », ils devaient être plus miraculeux que le dix millième panier de Magic Johnson. J'employais des mots imposants comme destin, âme soeur et désir ardent. Et il faut être costaud pour désir ardent. J'ouvris mon coeur. Sans toi, je me sens aussi seul qu'un pauvre chien abandonné sur le bord de la route. J'ai envie de t'offrir des cadeaux même si je ne connais pas la date de ton anniversaire. Je veux qu'on passe des moments fantastiques, shopping et cuisine, la main dans la main. Je te jure que je ne me moquerai jamais de toi quand tu râperas les pneus contre le trottoir en faisant un créneau. Si tu veux bien vivre avec moi, je nettoierai les toilettes chaque semaine, avec ma langue si tu me le demandes. Je rayerai les mots roploplo et gros nibards de mon vocabulaire. Je serai amoureux fou même si tu t'appelles Mimi et que tu veux que je le prononce Maimai. Je ne laisserai filer un pet que sous les couvertures et seulement dans des circonstances désespérées. Je ferai un régime pauvre en cholestérol et je n'achèterai pas de voiture de sport rouge quand je ferai ma crise de la cinquantaine. Tes parents pourront venir nous voir chaque semaine même si ta mère est une enquiquineuse de première. Tu sais, tes parents partiront jamais dans une maison de retraite parce qu'ils viendront vivre avec nous. Je déclare solennellement que je séparerai le blanc de la couleur. Je percerai le mystère du lavage à 30 ou à 40 degrés. Je ne râlerai jamais en attendant que tu ais fini de te maquiller. Si c'est les chats que tu préfère, je ne te rappellerai jamais qu'un chien peut te sauver la vie si tu te noie mais qu'un chat peu pas. Je serai ravi d'aller voir des films de filles avec toi comme Orgueil et Préjugés. Je serai partant pour goûter des nouilles au tofu, des ocra, du gombo. Je ne ferai pas la moue devant des légumes dont l'horrible goût est masqué par du fromage fondu. Je m'engage à toujours répondre oui quand tu me diras « Est-ce que mes cheveux sont bien coiffés comme ça ? ». J'inventerai pour toi un tout nouveau sens au mot câlin. Je serai assez attentionné pour te lire ton horoscope tous les matins. Je conserverai précieusement toutes les cartes d'anniversaires et je t'écrirais de vraies lettres quand on sera séparés. Je ne te demanderai jamais où sont mes clés de voiture. Et je ne laisserai jamais mes chaussettes traîner par terre. Avec moi, tu retrouveras toujours le tube de dentifrice rebouché. Je m'achèterai des strings et je les porterai pour toi si tu aimes ça. Mon nombril sera toujours vierge de toute pellicule. Je veux promener ma langue sur ton clitoris ce sera l'expérience la plus passionnée et la plus intime que tu ais pu avoir. Je te le dis, je donnerai toute ma vie pour toi. Et si tu ne réponds pas, je suis sûr qu'il y a une partie de moi qui mourra ce soir.

# Posté le samedi 27 juin 2009 16:51

Tout va bien, merci.

Tout va bien, merci.
Il n'y a pas de désespoir plus absolu que celui qu'on rencontre lors des premiers instants de nos premières grandes peines, quand on n'a pas encore connu ce que c'est de souffrir et guérir, d'être désespéré et de
s'en remettre.

# Posté le dimanche 14 juin 2009 06:49

Modifié le dimanche 14 juin 2009 08:16

Mais c'est comme ça ..

# Posté le samedi 23 mai 2009 14:32

Modifié le dimanche 14 juin 2009 06:46

Comprendre.. Vous n'avez que ce mot-là à la bouche, tous, depuis toujours. Il fallait comprendre qu'on ne doit pas jouer avec l'eau et rester des heures sous l'orage les mains en l'air, qu'il n'est pas normal d'aimer trainer seule sous la pluie, qu'on ne touche pas à la terre parce que cela tache les robes et qu'il n'est pas en vogue de ne pas être présentable. Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu'on a dans ses poches au mendiant qu'on rencontre, qu'on doit parfois s'arrêter de courir après le bonheur, que courir dans le vent jusqu'à ce qu'on tombe par terre est dangereux. Comprendre que la vie ce n'est pas toujours faire ce que l'on a envie, que l'on ne vit pas de ses désirs et ni au jour le jour. Comprendre qu'on ne hurle pas sans raisons et que pleurer tous les jours est malsain. Comprendre que l'âme soeur est une connerie internationale et que cracher les mots qui nous rapent la bouche ne sert à rien. Comprendre que l'on doit faire parfois semblant d'aller bien devant les gens et que la vie est souvent notre premier ennemi. Comprendre que l'on tombe par terre sans manifester sa douleur et qu'on doit trouver la force de se relever seul. Comprendre que compter sur les autres est un leurre, que notre plus beau trésor sont nos souvenirs et que ceux ci nous appartiennent pour la vie. Comprendre, toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille.Si je deviens vieille. Pas maintenant. Antigone.

Comprendre.. Vous n'avez que ce mot-là à la bouche, tous, depuis toujours. Il fallait comprendre qu'on ne doit pas jouer avec l'eau et rester des heures sous l'orage les mains en l'air, qu'il n'est pas normal d'aimer trainer seule sous la pluie, qu'on ne touche pas à la terre parce que cela tache les robes et qu'il n'est pas en vogue de ne pas être présentable. Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu'on a dans ses poches au mendiant qu'on rencontre, qu'on doit parfois s'arrêter de courir après le bonheur, que courir dans le vent jusqu'à ce qu'on tombe par terre est dangereux. Comprendre que la vie ce n'est pas toujours faire ce que l'on a envie, que l'on ne vit pas de ses désirs et ni au jour le jour. Comprendre qu'on ne hurle pas sans raisons et que pleurer tous les jours est malsain. Comprendre que l'âme soeur est une connerie internationale et que cracher les mots qui nous rapent la bouche ne sert à rien. Comprendre que l'on doit faire parfois semblant d'aller bien devant les gens et que la vie est souvent notre premier ennemi. Comprendre que l'on tombe par terre sans manifester sa douleur et qu'on doit trouver la force de se relever seul. Comprendre que compter sur les autres est un leurre, que notre plus beau trésor sont nos souvenirs et que ceux ci nous appartiennent pour la vie. Comprendre, toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille.Si je deviens vieille. Pas maintenant. Antigone.

# Posté le samedi 09 mai 2009 13:55

Modifié le lundi 15 juin 2009 08:15

Je suis heureuse.

Je suis heureuse.
Bof. Ce mot, c'est moi.
Bof en Tout.
Bof à l'écrit, Bof en fille, Bof à l'oral, Bof en amie, Bof en dessin, Bof dans le passé, dans le prèsent, Bof en soeur, Bof en petite-amie, Bof en cuisine, Bof en français, Bof en photographie, Bof en rapport humain, Boffement gentille, Bof - voir nul en histoire, Bof en musique, Bof en cinématographie, Bof en orthographe, grammaire & conjugaison, Bof en anglais, Boffement Méchante, Bof au lit, Boffement énervante,Bof en bisous, Bof en sourire, Boffement chiante aussi, Bof pour m'imaginer un avenir, Boffement ambiticieuse, Bof en garçon, Bof en Allemand, Bof en anglais, Bof en ordinateur, Bof en électronique, Boffement cassante, Bof en amitié, Bof en amour, Bof en associabilité, Bof en Kiwi vert, Bof en flûte, Bof en Génèral, quoi. OSEF.

Je suis Rousse, et j'assume pas.

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 15:35

Modifié le jeudi 09 juillet 2009 07:23


-Tu es folle.
-Ce n'est pas vrai.
-Si, tu es folle. Regarde-toi. Tu as passé ta vie à tout effacer derrière toi. Rompre avec les gens. Faire en sorte qu'ils te haissent, pour que tu ne puisses pas les rattraper. Jeter tous tes écrits. Toute ta vie. Tu les as réduites à de simples souvenirs, ces histoires que tu avais passé des heures à inventer, et écrire. A un moment, tu avais même projeter de déchirer et jeter toutes les photos de toi, tu te souviens ? Qu'il ne reste nulle trace. Pas même celle de ton visage. Que de souvenirs, parce que tu sais que les souvenirs s'effacent. Tu es folle.
-Peut-être un peu. Un peu comme tout le monde.
-Non. Tout le monde ne décide pas brusquement de dire adieu à cause d'un mot de trop. Les gens normaux se disputent. Ils haussent le ton, ils crient même un peu. Ils savent régler les problèmes. Toi tu te tais. Tu accumules. Tu prends tout sur toi. Et quand c'est trop, tu t'en vas. Sans vraiment pouvoir expliquer. Puisqu'il n'y a rien à expliquer. Tu es folle. Tout le monde ne passe pas sa vie aux toilettes tu sais. Et surtout pas pour ce que tu y fais. Tout le monde ne rêve pas de se réveiller avec dix kilos en moins. Surtout quand tu frôles déjà l'effondrement . Voir plus.
-Mais je ne suis pas la seule comme ça. On est des milliers.
-Non. Les autres sont malades. Toi tu es folle. A attendre que la vie passe. A attendre la fuite qui ne vient pas. A rêver de chemins qui ne mènent nul part. A rêver des villes qui tombent en poussière sous tes doigts. Tu es folle. Et ridicule.
-Ridicule aussi?
-Oui tu es ridicule. A pleurer pour tout, pour rien. A croire qu'ils peuvent t'aimer. A croire que tu peux les aimer. Alors que tu sais parfaitement que tu ne pourras pas t'empêcher de briser. Tu es encore une enfant. Qui éprouve le besoin de tout casser, juste pour voir. En ce moment, tu as trouvé un jouet très intéressant, qui résiste plus que les autres, Tu essayes de voir si tu peux le briser lui aussi. Pauvre petite fille. Ridicule petite fille. Tu me fais honte. Avec ton besoin incessant d'être aimée. De recevoir. Alors que toi tu ne donnes rien, jamais. Tu crois qu'ils ne le voient pas ? A quel point tes sourires sont faux, même si tu les voudrais vrais ? Tu voulais leur montrer. La fragilité au creux de tes rires. Tu voulais creuser corps. A défaut de montrer la fragilité intérieure, montrer l'extérieure. Tu oublies qu'il n'y a rien à voir. Tu es vide. Inintéressante.
-C'est faux, je l'aime, ce n'est pas un jouet. Et pourtant. On dit que chacun est intéressant. A sa façon.
-Et tu y crois ? Tu es pathétique. Tu devrais te rayer. De la surface de la terre. Te faire petite, petite. Jusqu'à ce qu'on t'oublie. Jusqu'à ce que tu t'oublies. Et ce sera magnifique.
-Mais je ne veux pas qu'on m'oublie. Pas entièrement.
-Il faut aller jusqu'au bout. Tu as déjà effacé le passé. Efface l'avenir à présent. Jusqu'à ce que tu arrives à la fin. Et. Il ne te restera plus qu'à dormir. Chut, ne pleure pas.

# Posté le mardi 25 novembre 2008 13:56

Modifié le lundi 15 juin 2009 07:57